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SHB 007 : Interview Biba Pédron – La connection QUEEN

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J’adore le networking, c’est ce qui a fait exploser le CA ma boite (avec mes connaissances en stratégie marketing).

Sans le networking j’aurais mis plusieurs années pour trouver des clients, des partenaires et même me développer.

Aujourd’hui je vous présente une interview spécialement dédiée à la connection queen, BIBA PEDRON !

 

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Biba Pédron – Le site officiel de la connection queen ! (lien direct)

 

Retranscription

SHB 007

 

La connection QUEEN

Interview Biba Pédron

 

Bonjour à tous et bien venu dans ce tout nouvel épisode des Superhéros du Business en ligne dans lequel je vais vous faire une grande première.

Je vous l’avais promis, dans ce podcast je comptais interviewer des entrepreneurs qui ont atteint le succès.

 

Et aujourd’hui nous allons pouvoir dire que c’est chose faite puisqu’avec moi, ou plutôt à quelques dizaines de milliers de kilomètres de Paris, et à quelques millisecondes grâce à Internet, et bien j’ai le plaisir et l’honneur d’accueillir la toute première entrepreneure à succès.

Elle accompagne les entrepreneurs francophones et anglophones à se développer, à gagner en visibilité, à attirer de nouveaux clients grâce à Internet.

On la surnomme « La Connection Queen ». Je vous présente Biba Pédron !

Comment vas-tu Biba ?

 

Biba

Très bien merci ! Bonjour Kevin et je suis contente de lancer le bal alors finalement pour ce premier podcast.

 

Kevin

Eh bien oui tu es la grande première, tu lances le bal comme tu viens de le dire. Saches que c’est un grand honneur pour moi de t’interviewer ce soir.

Biba

C’est un plaisir aussi pour moi d’être présente, on peut le dire !

 

Kevin

Tu es présente malgré la distance qui nous sépare, et c’est principalement grâce à Internet. C’est vraiment super et en tout cas merci d’avoir accepté cette invitation que je t’ai tendu dernièrement !

Biba

Avec plaisir !

 

Kevin

Avant de commencer, j’aimerais bien que tu te présentes un petit peu, que tu dises un peu à tout le monde, aux personnes qui nous écoutent ce soir qui tu es et ce que tu fais à Miami, puisque si je ne dis pas de bêtise et que ce n’est pas secret, tu travailles depuis Miami c’est bien ça ?

Biba

Tout à fait ouais.

Donc je suis française effectivement, mais depuis 12 ans j’habite aux États-Unis. J’ai d’abord passé plusieurs années sur New-York puis ça fait maintenant 8 ans que je suis à Miami.

Quand j’étais petite, j’avais un rêve qui était de venir vivre aux États-Unis, et plus particulièrement New-York. Et à une époque je cherchais un peu comment je pourrais venir m’installer aux États-Unis puisqu’on sait que les histoires de Visa et tout ça c’est très compliqué.

Et à un moment donné de ma carrière, j’étais chef des ventes dans une société de fournitures de bureau. J’ai voulu partir 15 jours en vacances au mois de Mai, sachant qu’en Mai, en général en France, il ne se passe pas grand-chose, et mon patron de l’époque m’a dit « Non non, 15 jours c’est trop long, vous avez une équipe à gérer, ce n’est pas possible ».

Là, pour moi, ça a été le déclic. Déjà, j’ai un caractère spécial et que je ne me laisse pas marcher sur les pieds déjà en temps normal, et je sais exactement ce que je veux.

Et ce jour-là ça a été le déclic en me disant que je ne veux plus que qui que ce soit me donne des ordres, ou me dise ce que j’ai le droit de faire ou de ne pas faire.

 

 

Kevin

Donc grande frustration du « non tu ne partiras pas ».

Biba

C’est ça, absolument. Donc  je veux me dire que si je veux partir 15 jours je vais partir 15 jours. Comme déjà je suis têtue, j’ai réussi à négocier et je suis quand même partie pendant les 15 jours et il s’est aperçu que finalement tout se passait bien parce que s’il y avait besoin de moi il y avait le téléphone et autre.

Ça c’était en 1997. Après j’ai décidé que j’allais monter une société. Je savais pas du tout quoi. Je n’avais aucune idée. Je savais simplement que je voulais démarrer quelque chose que je pouvais gérer avec une connexion internet, un téléphone, et un ordinateur.

Je ne savais pas du tout ce que c’était qu’être entrepreneur, je n’avais pas du tout de personnes dans mon entourage ou dans ma famille qui était entrepreneur.

Donc j’ai pris un peu le temps pour réfléchir en me disant que j’ai un peu de temps, bon ben d’accord j’ai pris la décision mais maintenant qu’est-ce que je fais.

 

 

Kevin

Donc tu es partie sans aucune idée de ce qu’allait devenir ton entreprise, dans quel secteur tu voulais travailler, c’est ça ?

Biba

Absolument. J’ai pris la décision en me disant que j’allais monter quelque chose. Quoi, je n’en sais rien. Mais je veux monter quelque chose.

 

Kevin

Mais tu l’as monté.

Biba

Et je l’ai monté. Et du coup je me suis renseignée un petit peu par des lectures et des choses comme ça. Et une fois que j’ai pris la décision, à l’époque en 1998, c’était le tout début du télé-secrétariat. Il n’y avait pas beaucoup d’informations dessus. Il y avait quelques bouquins et articles qui sortaient dessus, mais même la chambre de commerce, la chambre des métiers ne savaient pas où me mettre pour notre statut puisque c’était encore trop nouveau. Et je me suis dit que l’avantage c’était ça.

Que j’allais être secrétaire, que j’avais jamais été secrétaire mais j’imagine que c’est pas très compliqué. Ça ne me demandait pas d’investissement particulier. Donc la seule chose que j’avais faite c’est que j’avais acheté un ordinateur à l’époque c’était les petits Mac, les espèces de petits cubes là. Et d’ailleurs ça a été mon seul Mac parce qu’après je suis passée sur pc.

Donc je me suis donnée quand même un ou deux mois pour savoir utiliser l’ordinateur et savoir envoyer un e-mail. Mais ce qui fait que quand j’ai quitté ma société un vendredi soir pour démarrer officiellement ma société le lundi matin, je n’avais aucune idée de ce que j’allais faire, comment j’allais le faire, comment j’allais faire la promotion, comment j’allais trouver des clients, et est-ce que même j’allais trouver des clients.

En plus à l’époque je gagnais bien ma vie mais je la dépensais aussi vite. Vous savez quand on est jeunot on fait un peu n’importe quoi.

 

Kevin

Oui ça m’est arrivé de faire un peu n’importe quoi. Quand on gagne un petit peu bien sa vie, forcément faut savoir gérer.

Biba

Aussi donc au final il n’y a plus beaucoup d’économie.

Donc quand je suis partie j’avais aucune économie, j’avais trouvé mon client, j’avais juste posé une annonce 15 jours avant sur un magazine Fusac qu’on trouve sur Paris. J’avais eu un rendez-vous le vendredi midi avec ma première cliente alors que je quittais mon job le vendredi soir.

 

 

Kevin

Alors attends. Tu es en train de me retourner un petit peu le cerveau là. Tu viens de me dire que tu es partie comme ça, tête baissée, sans forcément d’idée d’entreprise, que tu as créé ta boite, que tu as créé ta boite dans un secteur que tu ne connaissais pas c’est ça ?

Biba

Ouais !

 

Kevin

Et en plus de ça tu avais déjà trouvé une cliente dans la foulée sur un métier que tu ne maitrisais pas forcément.

Biba

Absolument.

 

Kevin

D’accord. Mais qu’est-ce qu’il t’est passé par la tête pour te lancer comme ça ? Bon ça c’est bien soldé au final, ça c’est quand même bien concrétisé, t’as réussi à décoller. Mais tu n’avais pas un petit peu peur au départ ?

Biba

Pas trop en fait moi mon truc c’est que je dis toujours qu’il faut avoir quelque chose dans les tripes quand on démarre une société. Soit c’est sa passion qu’on transforme, bon moi être secrétaire c’était pas une passion ça c’est sûr, mais ma passion à moi c’était de me dire que je vais faire tout ce que j’ai à faire parce qu’à un moment donné je veux partir vivre aux États-Unis. Donc qu’est-ce qui me permet de voyager comme j’ai envie et que plus personne ne me dise que non je ne peux pas partir, et de monter une activité que je pouvais démarrer de France mais une fois que j’étais prête à me déplacer aux États-Unis, que j’allais pas perdre mes clients, que j’allais pas perdre cette activité-là. Ce qui fait que je ne connaissais pas le marketing, la vente je ne connaissais pas énormément, j’avais été que démonstratrice et représentante en micro-ondes et après pendant 5 ans en fournitures de bureaux, donc ça n’a pas grand-chose à voir. Le marketing j’en savais pas plus que ça puisque c’est la société qui fait le marketing, c’est pas nous, donc il fallait que j’apprenne tout.

Donc ce que j’ai fait, c’est que j’ai lu beaucoup, j’ai acheté beaucoup de bouquins. Pas nécessairement sur la partie secrétariat mais comment on fait du marketing, comment on trouve des clients, comment on fait de la promo. Et puis à l’époque y’avait Internet, il y avait les e-mails, mais y’avait pas les réseaux sociaux, y’avait pas tout ce qu’on utilise.

 

Kevin

Ça date de quand à peu près tout ce dont tu nous parles ?

 

Biba

Ça c’était en 1998.

 

Kevin

Ah oui ça date quand même un petit peu par rapport à Internet. On a bien explosé après, et il n’y avait pas tous les outils qu’on a aujourd’hui.

Biba

Absolument pas, on n’avait pas tout ça, donc ce qui fait la façon de faire de la promo c’était de mettre des annonces dans les pages jaunes, éventuellement d’envoyer des fax à différentes sociétés, trouver, trouver des listes, mettre des pubs dans les magazines.

 

Kevin

Je te coupe, je suis désolé, mais j’ai une question qui me vient là c’est comment tu t’es débrouillée, toi, pour trouver ton premier client au final ? Parce que c’est hallucinant. Tu as mis combien de temps à le trouver ?

Biba

J’avais mis une annonce pendant une quinzaines de jours avant la date où je devais partir. En fait j’ai débuté mon activité le 1er Avril, et officiellement j’ai démarré le 2 parce que je ne voulais pas que ce soit un poisson ! Mais je savais que je finissais fin Mars, puisque bien sûr il avait fallu que je donne mon préavis.

Donc j’avais mis une annonce dans Fusac à peu près une quinzaine de jours avant en disant ce que je proposais. Donc en fait je ne savais pas trop quoi proposer donc je mettais un peu n’importe quoi. De la saisie de documents ou de la transcription, alors que j’avais jamais fait de transcription, j’avais pas plus fait de saisie de documents, je ne savais pas taper à la machine avant donc je ne savais pas taper sur un ordinateur.

Mais moi je suis toujours partie du principe que je dis oui, et après je cherche comment il faut faire. Donc je me suis dit que le jour où je trouve un client c’est pas un problème, j’étais commerciale toute ma vie, je dois bien être capable de taper sur un ordinateur.

Et donc j’avais mis une annonce 15 jours avant et j’avais eu un rendez-vous le vendredi midi. Et en plus ma première cliente c’était ce que j’avais pas envie de faire, c’était justement de la transcription de cassettes. Parce qu’il n’y avait pas encore les CD et tout ça à l’époque. Donc c’était la transcription de cassettes.

Donc j’ai eu cette cliente-là pendant les 4 à 5 premiers mois de mon activité, je devais être payée 20 Francs, parce qu’on était en Francs, 20 ou 30 francs la cassette. Et comme je ne suis pas pro’ et que je ne savais pas taper sur un clavier, que je n’avais pas de rapidité, je mettais 16 heures pour taper une cassette d’une heure.

 

 

Kevin

Whoua… 16 heures pour 20 francs… ! Pour une cassette d’une heure…

Biba

Donc j’y passais mes journées et la moitié de mes nuits parce que mes journées ne me suffisaient pas, donc je me couchais à 1 ou 2 heures du matin, je me relevais à 4 heures en me disant que de toute façon c’est pas grave, ça me plait pas mais je vais le faire parce que de toute façon ça va finir par se développer.

Et moi ce que je veux à moyen termes c’est donner justement ce que j’avais dans les tripes, c’est-à-dire qu’à un moment donné cette société-là va me permettre de partir aux États-Unis.

 

Kevin

Oui voilà parce que c’était ça le but, c’était vraiment d’avoir une société que tu peux faire grâce à Internet et grâce au télétravail pour au final partir où tu le souhaites, que ce soit aux États-Unis comme tu le disais, ou autre part d’ailleurs.

Biba

Oui. Et c’est pour ça que j’ai pu tenir avec des choses qui ne m’intéressaient pas du tout d’ailleurs, mais c’est ça qui m’a fait tenir. Parce que j’avais un but bien précis au final.

Et puis après j’ai continué à passer des annonces, j’ai continué à publier dans les pages jaunes et choses comme ça et j’ai trouvé d’autres clients. Et là en fait je me suis aperçue que rapidement, parce que comme j’avais été commerciale toute ma vie donc je m’arquais aussi de rendez-vous et choses comme ça, j’avais de plus en plus de demandes de prises de rendez-vous pour des petites sociétés qui n’avaient pas de commerciaux en interne. Et c’est ça qu’on me demandait le plus.

Ce qui fait qu’en 6 mois mon activité je l’ai transformé  de télé-secrétariat en télémarketing, ce qui me convenait déjà un petit peu mieux puisque la saisie c’était pas mon truc non plus donc j’avais un ou deux clients où je faisais quand même de la saisie mais l’essentiel je faisais du téléphone.

 Et pendant des années, puisque j’ai eu cette société-là pendant 7 ans, pendant des années j’ai passé 6 à 7 heures par jours au téléphone pour faire de la prise de rendez-vous pour mes clients ou pour vendre leur service directement par téléphone.

 

Kevin

D’accord. C’est énorme ce que tu nous dis, parce que peut-être que les gens qui nous écoutent ce soir ne se rendent pas forcément compte, mais Biba a su faire évoluer, vendre ses produits, son service, vers quelque chose qui était vraiment un besoin pour ses clients, pour une demande. Et c’est exactement ce que t’as pu faire là.

Tu avais des clients qui avaient vraiment besoin d ‘avoir de l’accompagnement, de la téléprospection en fin de compte c’est ça.

 

 

Biba

Oui tout à fait.

 

Kevin

Et toi tu as développé ce service-là qui allait complètement satisfaire leurs attentes. Et ça c’est vraiment un super conseil que déjà vous pouvez en tirer de cette interview. Et Dieu sait si on va encore en avoir d’autres derrière, mais bon c’est déjà un super, super bon conseil.

Et à vrai dire moi j’ai fait un petit peu ce que tu as fait comme métier. Peut-être que tu vas nous en parler un petit peu, mais c’est vrai que moi à l’époque quand je faisais de la téléprospection, je devenais complètement fou. C’est un métier hallucinant qui demande des ressources énormes et un moral en acier. Et moi je sais que, de ma propre expérience, j’ai pas du tout apprécié ces moments passés au téléphone.

Biba

Ouais c’est vrai. Parce qu’en fait on a beaucoup de non par rapport au nombre de coups de fils que l’on passe. On nous dit non ça nous intéresse pas, non pas pour le moment, non. Donc c’est vrai que quand on passe 6h par jour au téléphone et qu’on a que des non c’est pas intéressant.

Alors par rapport à ce que tu disais, de savoir adapter, c’est vrai que c’est important, surtout quand on est solo entrepreneur. Quand on est dans une grosse société souvent c’est un mammouth à tout bouger. Quand on est solo entrepreneur, si on s’aperçoit, et je montrerai que je l’ai refait après quand je suis arrivée aux États-Unis, mais quand on s’aperçoit qu’on nous demande quelque chose plus qu’une autre là où il y a de la demande, il faut aller là où il y a de la demande. C’est évident.

 

Kevin

C’est un peu la force du solo entrepreneur, de vouloir vraiment réagir beaucoup plus vite que les grandes sociétés. Moi à vrai dire c’est comme ça que j’ai pu bâtir ma « notoriété » et mes services d’aujourd’hui, puisqu’à l’époque je faisais de la création de sites Internet, et avant j’ai fait d’autres choses. Mais au fur et à mesure des années et bien j’ai vu qu’il y avait une nouvelle demande, une demande différente qui était plus intéressante déjà financièrement pour mon entreprise puisque le principe c’est déjà de faire du business, mais aussi à mon niveau c’était plus intéressant dans les tâches qu’il y avait à faire.

Donc votre force c’est un peu ce qu’est en train de dire Biba là, c’est que vous êtes une petite entreprise, certainement vous qui êtes en train de nous écouter. Donc réagissez, changez de cap rapidement dès que vous voyez de nouvelles opportunités.

Faites pas comme les grands groupes à vous dire non c’est pas faisable, ou encore pire, non je ne sais pas faire donc c’est impossible.

 

Biba

Ouais, ouais. Donc effectivement passer 6 heures par jour c’était pas un plaisir non plus, mais là ce qui m’a tenu c’est toujours me dire que de toute façon il faut que cette société tourne.

Il faut que j’ai suffisamment d’argent pour pouvoir partir aux États-Unis, parce que j’avais l’habitude d’y aller avant. Pendant 2 ans bien sûr j’avais pas les finances pour repartir aux États-Unis, donc j’ai fait tout ce qu’il fallait pour développer mon activité, pour gagner suffisamment, pour un jour me dire allez ça y est maintenant je peux repartir.

Et du coup en Mai 2000 ou 2001 je sais plus, ça allait mieux. Parce que pareil, il faut le temps de trouver des clients. Quand on arrête un job on a plus de salaire à la fin du mois. Tout le monde m’a dit bien sûr que j’étais folle, que j’allais plus avoir d’argent, que j’avais déjà acheté mon appartement et que j’aurai pas l’argent pour payer mon prêt et ainsi de suite. Mais ce que j’avais dit à tout le monde c’est que de toute façon j’étais responsable des ventes d’une société, je faisais pratiquement tourner la société à la place du PDG. Si je suis capable de le faire pour quelqu’un d’autre je dois être capable de le faire pour moi.

Et au pire si dans 9 mois il ne s’est rien passé, que j’ai toujours pas gagné un centime, si j’ai toujours pas de client, il est toujours temps de repartir à un job. Mais je ne pourrais pas savoir si je sais le faire si je n’essaie pas.

 

Kevin

Oui. Ce que j’aime bien dire c’est vraiment de se demander, dans la situation dans laquelle était Biba, qu’est-ce qui pourrait être le pire.

En général le pire c’est vraiment pas si catastrophique que ça. Dans le pire des cas Biba en l’occurrence aurait retrouvé un travail et elle se serait remise dans le système salarien. Et dans le meilleur des cas elle serait devenue une Connection Queen, celle que vous connaissez aujourd’hui, et celle à laquelle on va arriver dans pas longtemps.

Biba

Tout à fait. Mais c’est vrai que le conseil que je dis pas aux gens, qu’il faut suivre mon exemple nécessairement, et d’arrêter son job un vendredi soir pour démarrer un business le lundi matin.

 

Kevin

Un peu audacieux quand même.

Biba

Oui mais bon, c’est dans ma personnalité. Donc ça dépend des gens. Tout le monde n’est pas capable de le faire. Mais je pense que ce que je conseille aujourd’hui aux gens plutôt, c’est par exemple c’est

Est-ce qu’ils peuvent travailler à mi-temps ? Ils ont un job, voir s’ils peuvent passer à mi-temps. Ou alors démarrer pendant qu’ils ont leur job et démarrer le soir ou le week-end.

Mais par contre ce qui est sûr c’est que si on démarre et qu’on fait les deux choses en même temps, il faut être sûr que si on se dit que je vais monter ma société et que je fais ça que le soir et le week-end, il faut y consacrer du temps parce que c’est pas j’y consacre une demie heure et je vais réussir à lancer une activité parce que ça ne va pas fonctionner comme ça.

 

 

Kevin

Surtout au démarrage, c’est souvent compliqué de gagner assez d’argent pour en vivre dans les semaines et les premiers mois en fin de compte d’une activité, mais bon c’est sûr que si en plus de ça on met 3 heures par semaine dans une activité faut pas s’attendre à en vivre pendant quelques mois voir années.

Biba

Voir années parce que moi en fait, quand j’ai commencé cette activité-là, pendant la première année si c’est pas un an et demi, je travaillais entre 12 et 14 heures par jour, 7 jours sur 7.

 

Kevin

Après ça dépend aussi pas mal d’un secteur à l’autre. Il y a des secteurs dans lesquels vous avez des possibilités amoindris j’ai envie de dire, mais là en l’occurrence c’était dans la téléprospection et ce genre de choses. C’est pas le même secteur, c’est un peu compliqué.

Biba

Alors justement après pour arriver à The Connection Queen.

Donc en 2001 ce que j’ai fait, je me suis dit que ça y est j’ai l’argent, donc je suis repartie en Mai de cette année-là pendant 15 jours, en me disant maintenant je vais faire un test pour savoir si je peux gérer tout ça à distance.

J’ai quand même informé mes clients parce que je me suis dit que si jamais j’ai des problèmes de téléphone ou d’Internet, ou si je ne peux pas continuer l’activité qu’est-ce qui se passe ?

Donc j’ai appelé mes clients pour les informer que je pars 15 jours à New-York, mais le travail sera fait de la même façon.

Je suis donc partie à New-York. Tout s’est bien passé. J’ai continué à faire mes appels téléphoniques. À part le fait que ça me coûtait une fortune en téléphone, puisqu’à l’époque c’était 5 francs la minute.

 

Kevin

En effet à l’époque il n’y avait pas de forfait illimité, il n’y avait pas de Skype et tout ça.

Biba

Non, non ! Donc 5 francs la minute  et des factures de téléphone un peu extraordinaires. Mais je continuais à passer mes coups de fil, je continuais à leur envoyer les comptes rendus et ainsi de suite. Et quand je suis revenue au bout des 15 jours j’ai rappelé tout le monde pour prévenir que j’étais de retour.

Et ce qui m’a surprise, c’est que pourtant, bien que je les ai informé avant de partir, la majorité me demandait quand est-ce que je partais en vacances à New-York.

 

 

Kevin

L’air de dire que tu n’es jamais partie donc !

Biba

Voilà absolument ! Je leur ai donc dit que d’abord ce n’était pas des vacances, et que je viens de rentrer. Comment c’est possible, on a eu nos appels, on a eu nos rendez-vous.

Mais parce que ça peut se gérer à distance. Et là je me suis dit que ça y est, mon pari est gagné. Je peux gérer les choses à distance.

À partir de là j’ai commencé à faire la navette régulièrement pendant 2 ans entre Paris et New-York. Je faisais 3 mois Paris, 3 mois New-York. Et pendant que j’étais à New-York, je gérais toujours cette activité de télémarketing, et en étant sur place j’essayais de voir comment j’allais pouvoir développer cette activité.

Et mon idée première c’était de me dire que je vais faire la même chose, mais trouver des clients américains qui veulent soit s’installer en France ou qui cherchent des fournisseurs ou distributeurs en France.

La seule chose c’était que mon anglais était très, très limité. À l’époque il était très très scolaire. Quand on sort au Bac on n’a pas un anglais courant, ça c’est sûr.

 

Kevin

C’est souvent ce qu’on croit. On croit qu’avec le Bac c’est bon on va pouvoir maitriser l’anglais comme pas possible sauf que bien souvent c’est le contraire. Les personnes qui ont de grosses notes au Bac ne sont pas forcément les meilleures devant un anglais.

Biba

Absolument. Donc en dehors du problème de la langue, il fallait que je vois comment j’allais pouvoir continuer à développer mon activité. Je me suis très vite rendu compte que le télémarketing par anglais c’était pas la peine, parce que quand j’essayer de téléphoner aux gens on me raccrochait au nez.

Les américains, tant qu’on est touriste il n’y a pas de problème on nous aide. Mais dès qu’on passe business… « Business is business » aux États-Unis. Donc si j’arrivais pas à comprendre ce qu’on me disait, que je faisais répéter ou je faisais répéter leur nom, ou l’adresse, combien de fois je me suis fait raccrocher au nez !

Ce qui fait que pendant cette période-là, le plus dur était de trouver une solution pour mon visa. Non seulement je cherchais des solutions, mais en plus j’ai passé un été complet à la bibliothèque business de Manhattan pour lire tout ce que je pouvais trouver sur comment on fait du marketing, de la communication, du business à l’américaine.

J’avais bien compris que c’était différent par rapport à la France. Et en fait dans toutes mes lectures je découvrais le mot de Networking qui revenait en permanence. Et je me demandais ce que c’était que ce Networking, car en France en 2001 on n’en parlait pas.

Donc c’est quoi ce truc ! Ils ont tous l’air de dire qu’on trouve tous les jobs à un Networking, on trouve tous ses clients lors d’un Networking. Mais c’est quoi un Networking !

Un jour j’ai regardé sur Google. J’ai trouvé un Networking et je me suis inscrite. Et en fait je suis arrivée dans un café où il y avait plus d’une centaine de personnes, où il y avait un brouhaha pas possible. Donc je prends mon badge. Je suis restée littéralement une minute dans le café. D’abord j’ai un tempérament timide. Je ne me laisse pas marcher sur les pieds mais je suis très timide. Je me suis dit que j’étais incapable d’aller parler aux gens, que mon anglais, s’ils me parlent, de toute façon je vais rien comprendre, et il y a tellement de bruit que ce n’est pas la peine. Donc en une minute j’étais partie.

 

Kevin

T’es pas restée longtemps !

Biba

Non ! J’ai fait le tour du bar et je me suis dit non non c’est pas possible, je peux pas rester là.

 

Kevin

Tu n’as même pas consommé un petit peu, tu es partie.

Biba

C’est ça, je suis partie tout de suite !

Après j’ai continué mes lectures. Et ils parlent toujours de ce Networking. Il faut vraiment que j’essaie.

Donc je me suis inscrite à un deuxième networking en me disant que là il faudrait que je reste un petit peu plus longtemps, et qu’il faudrait que je parle à au moins 2 personnes. Si je dis bonjour à au moins 2 personnes, j’aurai déjà gagné.

Alors j’ai essayé de m’approcher. J’avais toujours le problème de l’anglais, parce que je le parlais, je le parlais vite, donc les gens pensaient que je le parlais couramment. Mais par contre le comprendre, en plus comprendre un accent américain c’était différent.

Donc j’ai surmonté un petit peu ma peur et ma timidité. Je suis allée à plusieurs Networking. Et après je me suis aperçue que c’était un concept qui me plaisait beaucoup. Je n’aimais pas le concept des 100 personnes dans une salle et que ce soit un brouhaha, mais que ça pouvait être un concept très sympa, et que c’est ça qui allait me permettre de monter une société et d’obtenir mon visa.

Donc j’ai décidé d’organiser moi-même des soirées Networking, mais différemment, avec maximum 25 personnes.

 

Kevin

D’accord. Donc plus structuré et donc moins dans le brouhaha quoi.

Biba

Voilà. Et en plus ça me permettait de gérer 2 choses.

  • Mon problème de timidité. Parce que comme là c’était moi qui organisais l’évènement, les gens venaient me rencontrer pour me dire bonjour, donc c’était plus simple. Je n’avais pas besoin d’aller vers eux.
  • Et puis le fait qu’il n’y ait que 25 personnes, il n’y avait pas tout ce brouhaha. On faisait un tour de table ou chacun avait une minute pour se présenter et après éventuellement il y avait un speacker qui venait.

Donc ça réglait tout en même temps.

Et la façon dont j’ai organisé les évènements, à priori, ça a fonctionné puisqu’en moins de 2 ans les gens ont commencé à m’appeler the Connection Queen.

Je ne savais pas que c’était le concept du Networking, mais je mettais toujours les gens en relation. Chaque fois que je rencontrais quelqu’un je lui disais qu’il devrait contacter telle personne et ainsi de suite.

Ce qui fait que les gens prenaient, en dehors de mes soirées, l’habitude de m’appeler très régulièrement en me disant qu’ils cherchaient ça ou ça, ou telle type de personne etc.

C’est comme ça que le surnom est arrivé. Même si au début je détestais, parce que moi je ne suis pas une queen hein, je ne veux pas être surnommée une queen ou quoi que ce soit.

Puis, j’avais un de mes coachs qui m’a dit qu’il ne faut pas refuser le nom.

Parce que si les gens viennent vers toi en sachant que tu mets les gens en relation et se demandent comment tu as fait pour que ton nom soit connu aussi rapidement, sachant que tout le monde sait qu’il y a 2 ans tu parlais pas anglais et tu connaissais personne, et que les soirées fonctionnent bien, que maintenant le nom de ma société « Biba for Network » est vu partout.

Biba y’en avait qu’un à New-York donc quand quelqu’un parlait de Biba c’était « Oh mais je connais Biba ».

Donc finalement plus ça allait, plus les gens me demandaient ce que j’avais fait et comment je l’avais fait.

Grâce à mon coach qui m’a poussé j’ai changé complètement le brining de mon site Internet et de mon activité. Puisque Biba for Network ça ne parlait pas trop aux gens. Donc le site Internet et tout c’est devenu The Connection Queen.

Et là plus ça allait c’est pareil. En fonction de la demande les gens me demandaient comment j’avais fait pour avoir une telle visibilité en si peu de temps.

 

Kevin

Et là tu as fait évoluer tes services.

Biba

Absolument. Personnellement je n’avais pas le sentiment d’avoir fait des choses particulières mais à priori je faisais quelque chose qui fonctionnait puisque ça se remarquait.

Donc j’ai créé mon premier programme, je crois en 2006, qui s’appelait Power Networking Secrets, en disant ben voilà. Puisque tout le monde me demande ce que je fais, je crée un programme avec plusieurs DVD et je vends mon programme. Voilà maintenant vous savez ce que je fais, comment je le fais, donc allez-y, achetez le programme.

Les gens achetaient le programme mais ils revenaient quand même derrière en me disant que dans le programme tu indiques un système et comment tu fais, comment tu le mets en place.

C’est donc aussi comme ça que je suis devenue coach. À aucun moment j’avais pensé que je pouvais devenir coach mais bon ça s’appelait comme ça.

Donc je suis devenue coach à cause de la demande.

 

Kevin

D’accord, encore une fois à cause et grâce à tes clients.

Biba

Voilà, à la demande des clients et des prospects.

Alors je trouvais ça assez étonnant puisque je suis française, je connais peu de choses sur le Networking, et en 2 ans les américains qui font du Networking en permanence me demandent de venir les former sur le Networking.

Donc il y a toujours le syndrome de l’impossible en me disant mais je suis qui moi, la petite française, pour aller leur enseigner le Networking.

 

Kevin

Quand tu es arrivée, y’avait pas d’autres concurrents qui étaient déjà sur place ? Qui faisaient déjà ce genre d’évènements ?

Biba

Bien sûr il y en avait déjà plein. Mais je pense que comme j’arrivais avec une mentalité, j’avais ma mentalité française qui était là, donc j’organisais les évènements un peu différemment. Et c’est pour ça que ça s’est repéré un petit peu. Je faisais pas les évènements de la même façon que les autres.

 

Kevin

Et puis le charme de l’accent, de la française qui devait plaire aussi je pense. J’en suis persuadé.

Biba

Peut-être. Je sais pas si ça a fait beaucoup d’effets. Ils aiment bien l’accent français.

 

Kevin

Ils aiment bien les français et les parisiens en général.

 

Biba

Les américains oui. Mais j’ai essayé de perdre mon accent. J’ai même fait de l’hypnose pour perdre mon accent. Et chaque fois que je leur disais que je faisais tout pour perdre mon accent, tout le monde me disait Non surtout pas !

 

Kevin

Excellent !

Biba

J’ai commencé avec le Networking puisque j’organisais des soirées. J’ai enseigné aux gens comment on faisait du Networking plus efficacement.

Et quelques années plus tard sont arrivés les réseaux sociaux.

 

Kevin

Grosse mutation de ton marché.

Biba

Voilà. Donc je me suis demandée comment utiliser les réseaux sociaux. Peut-être que c’est parce que j’apprécie plus que d’autre la communication, peut-être que ça me vient plus facilement, mais là pareil. J’ai développé les réseaux sociaux pour moi. À aucun moment je pensais que j’allais enseigner les réseaux sociaux.

Et rapidement les gens m’ont demandé comment tu fais, on te trouve partout, sur Facebook, sur ITunes, sur Ryze (premier réseau social aux États-Unis). On vous retrouve partout ! Vous faites comment ?

Je n’avais pas l’impression de faire quelque chose de spécial. Donc après, à force d’entendre les mêmes questions, j’ai ajouté les réseaux sociaux sur mon coaching. Et c’est comme ça que mon activité s’est développée.

Et aujourd’hui, ce qui est assez intéressant, ça fait 3 ans maintenant que je coache sur le marché francophone.

Je me suis fait connaitre avec le Networking puisque personne n’en parlait à l’époque donc les gens sont venus vers moi.

Après on m’a dit que j’étais spécialisée sur les réseaux sociaux. Et beaucoup de clients, de gens qui viennent vers moi viennent en pensant qu’ils vont apprendre que les réseaux sociaux. Et une fois qu’ils sont dans le programme ils s’aperçoivent que ça va bien au-delà de ça. C’est de la visibilité Online et Offline.

Donc les réseaux sociaux c’est une partie de ce que j’enseigne. Mais dans la stratégie marketing il y a plein d’autres choses que ça.

 

 

Kevin

D’accord. Donc du coup quelles sont aujourd’hui tes zones de métiers, de services ? Qu’est-ce que tu proposes concrètement puisque tu me parles de sessions Networking, le monde de réseaux sociaux. Qu’est-ce que tu fais ?

Biba

En fait j’enseigne aux gens à développer leur visibilité Online et Offline pour attirer les clients sans aller à la chasse aux clients.

 

Kevin

Excellent concept.

Biba

C’est indiquer aux gens comment, en anglais j’ai un programme qui s’appelle « the connect communicate and conver without sasim ». C’est-à-dire

  • Comment on connecte avec les gens.
  • Comment on communique différemment avec les autres pour se faire remarquer dans le bon sens, pour sortir du lot.
  • Et comment cette communication fait que les gens viennent vers nous et décident d’acheter nos programmes.

Plutôt qu’en permanence essayer la pêche aux clients, ou mettre sur tous les réseaux sociaux où on voit « acheter nos produits, achetez nos produits », là ça ne fonctionne pas.

  • Mais c’est vraiment communiquer différemment et savoir utiliser tous les outils qu’on a de disponibles aujourd’hui.

Ça inclus mes clients, même si je ne fais pas de formations sur le Networking.

Par contre mes clients savent que je leur parle beaucoup de networking. Je leur dis qu’il faut aller à des séminaires, à des évènements, à des conférences etc.

Par rapport à la façon dont je leur en ai parlé, qu’ils se sont aperçus que ça fonctionnait, j’ai plusieurs clients qui ont créé des soirées, des organismes de Networking.

J’ai une cliente qui a organisé un Networking à la Réunion. J’en ai une autre allemande, j’en ai une autre à Paris, j’en ai une autre qui a décidé d’en monter aussi.

Parce que les gens se rendent compte qu’effectivement, ça fonctionne.

Donc les réseaux sociaux c’est important, tout ce qui est Internet c’est important. Mais il ne faut pas oublier le Offline, être aussi face aux gens.

Donc à chaque fois qu’il y a des séminaires sur Paris, tous les évènements qui sont organisés sur Paris ou autre, où la soirée ou le séminaire qui est à Toulouse prochainement, je recommande à tous mes clients d’y aller au maximum. Parce que ça va leur permettre de développer la relation qu’ils peuvent avoir avec certaines personnes qu’ils ont déjà via les réseaux sociaux. Mais au moins de se rencontrer face à face et d’en savoir un peu plus sur l’un et sur l’autre. Peut-être de développer des partenariats aussi peut-être plus facilement. Donc à chaque fois qu’il y a des évènements je recommande d’y aller.

Kevin

Je sais ce que c’est du Networking et également ce genre d’évènements, mais est-ce que tu pourrais expliquer le concept assez brièvement de ce type d’évènements ? Ce qu’on peut y faire ? Ce qu’on y retrouve ? Quels sont surtout les intérêts ?

Biba

Les intérêts.

– On appelle soirée Networking des soirées où on va aller rencontrer d’autres personnes qui sont dans le même type d’activités. Donc en l’occurrence là on parle entrepreneur. Donc aller à des soirées où on va pouvoir rencontrer d’autres entrepreneurs.

Le but c’est pas d’y aller pour dire voilà ce que je fais et ce que je vais vous vendre. Le but c’est d’y aller pour développer sa visibilité, pour se faire connaitre, pour que les autres sachent qui on est, ce que l’on fait et comment on le fait. Quel est le bénéfice de ce que l’on fait.

Mais ne jamais essayer de vendre quoi que ce soit lors d’un networking.

Donc on va échanger sa carte de visite. Mais après ça suppose aussi qu’on se voit ensuite. Parce que si on échange sa carte de visite et que ça s’arrête là il ne va pas se passer grand-chose.

Donc ce que j’enseigne aussi c’est tout ça.

  • Comment on fait le suivi de ces gens-là.
  • Comment on reste en contact avec ces gens-là, pour qu’à un moment donné la relation se développe parce que
    • soit les personnes ont besoin de notre service et ça devient un client
    • soit inversement on a besoin de leur service
    • soit on entame des partenariats
    • soit ce sont des gens qui vont mieux connaitre ce que l’on fait et qui vont nous envoyer des clients, ou bien nous on va leur envoyer des clients

 

Kevin

Donc un des gros intérêts du business et on n’est pas forcément au courant du truc, et toi tu enseignes comment garder un petit peu ce fil conducteur en fait.

Biba

Oui voilà, tout à fait.

 

Kevin

Tu aurais un petit conseil à la volée pour les personnes qui nous écouteraient pour garder ce fameux fil conducteur et cette connexion avec les personnes qu’ils auraient repérés vis-à-vis de leur carte ?

Biba

C’est justement là où les réseaux sociaux interviennent. C’est pour ça que c’est important de toujours combiner le Online et le Offline.

Parce que soit on rencontre les gens sur les réseaux sociaux et on les rencontre après en personne, mais on va continuer après la relation sur les réseaux sociaux.

Soit on les rencontre la première fois via un Networking, et après le but est d’utiliser les réseaux sociaux puisqu’on ne va pas forcément mettre tout le monde sur sa Newsletters. Ils ne s’inscrivent pas, ça ne les intéressent pas. Mais comment on fait pour rester en contact sur les réseaux sociaux, comment on va partager des informations qu’ils peuvent mettre sur leurs pages, partager des articles, partager leurs vidéos, proposer leur service.

Mais comment on va leur montrer qu’on est à l’initiative de proposer ce qu’ils font, de présenter qui ils sont à notre liste par exemple ou à notre audience, et dans ce cas-là, ils vont se dire que si elle propose mes services, je vais proposer les siens.

Les réseaux sociaux permettent également d’être informé en permanence de ce que les autres font. Ce peut être les nouveautés dans leurs activités, mais aussi les informer de nos nouveautés dans nos activités, en expliquant par exemple qu’on prépare un nouveau produit, est-ce que ça peut vous intéresser pour vos clients, parce qu’on peut faire un partenariat.

Et si on regarde bien la façon dont nous nous sommes rencontrés, c’était lors d’un de ces séminaires à Miami en début d’année.

 

Kevin

Oui. Tu peux leur raconter un petit peu mais c’est vrai qu’on n’en avait pas forcément parlé. Mais Biba et moi on s’est rencontré à Miami lors d’un Mistermind. C’est une session de Networking qui avait été organisé par Olivier Seban. Je te laisse continuer un petit peu mais c’est l’essence même du Networking ces évènements-là. Ça permet de faire de grandes rencontres et ensuite de faire des interviews comme on peut le faire aujourd’hui, ou alors des évènements comme celui des Superhéros. Ça donne lieu à faire de grandes choses.

Biba

Bien sûr parce qu’avant on ne se connaissait pas.

 

Kevin

Moi je t’avais déjà vu sur Internet, j’avais déjà entendu parler de la Connection Queen comme tu peux te faire surnommer, mais c’est vrai qu’on n’a pas eu l’occasion d’en parler ensemble.

Biba

On avait jamais échangé ni quoi que ce soit. En plus j’ai le problème pour X ou Y je ne peux pas rentrer en France donc je ne suis pas présente à vos évènements en France. Donc là quand Olivier Sevan organisait ces séminaires qui étaient à 10 minutes de chez moi…

 

Kevin

Oui tu en profitais du coup.

 

Biba

Oui comme je disais il faisait ses séminaires dans mon jardin pratiquement. Bon lundi prochain il le fait à Dubaï mais bon c’est vrai que c’est l’occasion aussi d’aller à des évènements. Là on avait jamais connecté ensemble mais là par rapport à dire de faire des partenariats ou des choses comme ça effectivement on a fait les Superhéros, là on fait cette interview-là, on crée des échanges de programmes, de promotions.

Je ne dis pas que ce sont des choses qu’on aurait jamais faites si on ne c’était pas rencontré, mais quand on se rencontre il y a toujours un plus qui se crée.

Lorsqu’on fait des échanges par Internet, par e-mails, on ne peut pas tout dire. Mais quand on se voit, et là on a passé 2 ou 3 jours ensemble, il y a une ambiance qui se crée. On connait plus un peu les gens à titre personnel donc on a plus l’opportunité de discuter de ce que l’on fait et du coup on a encore plus envie d’aller plus loin et plus vers les autres.

 

Kevin

C’est vrai que se rencontrer en physique y’a rien de tel. Après avoir Internet c’est quand même une grande chance pour pouvoir organiser régulièrement des interviews, des Skype, ce genre de choses, un peu comme on est en train de faire aujourd’hui.

Mais sans la rencontre physique je pense qu’il y a ce lien qui se perd et au final ça s’en fait pâtir au niveau des relations. Et je pense que généralement, une bonne poignée de mains ça vaut toutes les discussions qu’on peut avoir par Skype ou par e-mails interposés. Franchement c’est super agréable.

En tout cas oui on s’était rencontré sur Miami et pour l’instant on a fait pas mal de petites choses ensemble. Si on peut continuer derrière ce serait avec grand plaisir !

Biba

Voilà tout à fait. Alors je ne dis pas qu’on ne peut pas faire les choses si on ne se rencontre jamais. Parce que ce serait contradictoire. La preuve.

Ça fait 3 ans que je coache sur le marché francophone et je n’ai rencontré pratiquement aucun de mes clients puisque je ne peux pas aller en France. Donc grâce à Internet, quand on a la bonne visibilité, et toujours pareil, savoir comment on communique différemment des autres et pas dire « achetez mon programme », on peut travailler comme ça. Sinon je n’aurais pas de clients sur la France, au Canada, en Suisse, en Belgique, en Afrique. En tout cas dans le monde francophone.

Après j’ai les américains mais dans le monde francophone. Après s’il n’y avait pas Internet je n’aurais pas l’activité que j’ai aujourd’hui ça c’est sûr.

Quand on rencontre les gens, surtout quand on ne les connait pas encore dans l’approche en fait, c’est toujours plus facile d’aller les rencontrer. Et puis pareil quand j’ai fait le séminaire d’Olivier Seban, la première année j’ai rencontré des gens. On n’a pas eu nécessairement le temps de vraiment discuter parce que 2 jours c’est long et c’est court à la fois. On n’était pas à côté les uns des autres pendant un déjeuner ou quoi que ce soit. Donc quand j’ai rencontré ces personnes-là en Janvier, même si on ne s’était pas beaucoup parlé la première fois, on savait qu’on s’était déjà rencontré.

Donc là c’est de se dire que là ce serait plus sympa qu’on se revoit une deuxième fois, d’être installé l’un à côté de l’autre au restaurant.

Kevin

De se découvrir et d’améliorer et d’aller plus loin dans la relation.

Biba

Là du coup j’ai rencontré plus de personnes. Et à la fin des 2 jours de Miami il y a Franck Marques, Mickael Ferrari et Olivier Roland qui sont venus chez moi pour m’interviewer. Là c’est pareil. Ce sont des relations, des partenariats que l’on met en place. Je les connaissais de nom, je savais ce qu’ils faisaient bien sûr sur les réseaux sociaux mais on avait eu très peu de relation d’échanges.

Le fait de se rencontrer accélère les choses. Ils sont venus ici, on a fait les interviews, la promotion visuelle et ainsi de suite. Il y a beaucoup de partenariats qui se sont créés comme ça.

Sur les États-Unis par exemple, il y a beaucoup de gens que j’ai rencontré à des Networking qui sont devenus mes clients derrière. Ils ne sont pas forcément devenus clients la première fois que je les ai rencontré, mais à force de les rencontrer, ils ont aimé ce que je faisais au niveau du coaching, ils se sont aperçus qu’apparemment ce que je faisais et proposais fonctionnait et que mes clients avaient des résultats.

Donc à force de se voir, on se dit que la personne a peut-être un truc différent des autres donc on va prendre son coaching. Et de la même façon, j’ai rencontré des gens et je suis devenue leur cliente.

J’ai rencontré des gens au séminaire d’Olivier Seban, des français, et parce que  j’avais besoin d’un service en particulier et qu’ils offraient justement ce service-là, je suis devenue leur cliente.

 

Kevin

Et je ne sais pas si toi aussi c’est pareil pour ton activité, mais moi dans la mienne, je ne sais pas si c’était aussi impactant dans ton business, moi les partenariats ont vraiment été une source de développement incroyable dans les 3 ou 4 dernières années. J’ai toujours su que ça pouvait me faire décoller, mais j’avais un peu cette timidité à entrer dans des séances de Networking, à chercher des partenaires. Et c’est ce qui m’a fait décoller aujourd’hui.

C’est vrai que c’est compliqué quand on est timide, quand on n’ose pas forcément au début. Mais franchement c’est un potentiel extraordinaire. Peut-être que ça a été pareil pour le tien je ne sais pas du tout, mais moi ça a fait exploser mon business.

Biba

Absolument ! Je dis toujours on peut démarrer un business seul mais on ne peut pas le développer seul.

  • On a besoin de coachs et de mentors pour apprendre parce qu’on ne sait pas ce qu’on ne sait pas donc on ne peut pas le faire.
  • On a besoin du partenariat parce que si on est tout seul dans son coin à faire de la promotion on n’avance pas vite.

Alors que dès que l’on fait des partenariats avec des personnes qui sont dans des domaines d’activités différents mais qui ont la même cible, obligatoirement on a plus de visibilité.

Parce que soit on fait un lancement et ils en font la promotion, soit on fait des sommets. En plus les sommets se développent en France donc ça donne encore plus de visibilité.

La visibilité que j’ai eue lors des sommets des Superhéros ou les autres sommets que j’ai pu faire automatiquement ça m’amène une audience que je ne connaissais pas avant, et ça permet de développer, et à chaque fois qu’on fait un partenariat on développe un peu plus et ça veut dire des clients potentiels supplémentaires.

Ça ne veut pas dire qu’on a des clients immédiatement parce que les gens ont besoin de nous voir un certain nombre de fois, que ce soit en voyant nos vidéos plusieurs fois ou en relisant nos articles. Mais certains qui nous voient un certain nombre de fois se disent que là maintenant c’est le moment, je sais qu’il faut que j’aille plus loin et que ça fonctionne.

Par exemple, tout juste avant qu’on fasse cette interview j’ai fait une consultation avec un français. Quand j’ai démarré aux États-Unis mes Networking, je ne faisais jamais la promotion du fait que j’étais française. Ma clientèle était américaine donc je ne faisais rien en français. Et comme en plus aux États-Unis tout le monde pense que Biba Pédron est une fille hispanique ou latino, à part quand ils venaient à mes évènements où là ils avaient compris tout de suite que j’étais française, le fameux accent. Ce qui a été intéressant c’est qu’au bout d’un certain temps ça a commencé à se faire connaitre aussi par les français.

 

Kevin

Donc malgré la distance t’as réussi à partir outre-manche.

Biba

Au début c’était plus les français qui étaient à New-York qui commençaient un petit peu à entendre parler de moi. J’avais une personne qui s’occupait spécifiquement d’organiser des Networking pour les français qui avait un forum, que j’avais rencontré une fois, et qui m’avait demandé si je ne pouvais pas venir écrire des articles dans son forums, ou éventuellement répondre aux questions de comment on trouve un job, comment on monte une société aux États-Unis.

Pendant plusieurs mois j’ai fait ça juste pour lui rendre service en allant répondre sur son forum. Obligatoirement du coup les français commençaient à me connaitre. Donc après est né Networking également sur mon forum, donc les français sont venus.

Ils ne venaient pas à mes Networking pour mes Networking en soi puisqu’à l’époque ils ne savaient toujours pas ce que c’était et ils ne comprenaient pas bien.

En plus avec les américains ça va tellement vite qu’ils n’arrivaient pas à comprendre le concept. En revanche j’avais beaucoup de français qui venaient vers moi en me disant « vous avez monté votre société. Comment on monte sa société ? Comment on obtient un Visa ? J’ai rencontré des avocats ça ne marche pas » et ainsi de suite.

Pendant 6 mois je disais aux gens que ce n’étaient pas comme ça qu’il faut faire, qu’il faut contacter tel ou tel contact.

Au bout d’un moment, je me suis dit que ça me prenait beaucoup de temps tout ça.

Donc il y a une autre demande, j’ai créé une autre société qui s’appelle « My French Network » qui est un cabinet de conseils justement pour les français qui veulent s’installer aux États-Unis. Et comme j’avais déjà beaucoup de gens dans mes Networking, j’ai contacté avocats de l’immigration, experts comptable, d’autres consultants, en disant que j’avais un nouveau projet, êtes-vous prêt à me suivre.

Les gens ont dit oui parce qu’ils me connaissaient déjà, ils savaient comment je faisais du Networking, ils savaient que c’était sérieux. Et certains de mes partenaires avec qui je travaille depuis 10 ans maintenant.

 

Kevin

Grâce à ton réseau tout ça.

Biba

Ensuite, grâce au réseau, puis avec Internet et les réseaux sociaux ça s’est développé de plus en plus. La personne avec qui j’ai fait la consultation tout à l’heure qui envisage de venir acheter un Café sur Miami me disait qu’il était sur ma Newsletter depuis 3, 4 ans.

La Newsletter Business qui est spécifique  pour les français qui viennent s’installer aux États-Unis.

 

Kevin

D’accord donc il te connaissait depuis 3, 4 ans et au final il a acheté, enfin il a fait une session de consulting.

Biba

Là il vient maintenant, mais c’est vrai que pendant 3, 4 ans il n’avait pas de besoin particulier. Mais si y’avait pas Internet, si y’avait pas ce suivi de dire que c’est important d’avoir une Newsletter et de faire évoluer ce que l’on fait et d’avoir de la visibilité.

Sur French network ça fait 10 ans que je suis en tête de Google. Je n’ai jamais payé pour du CIO pour être en tête de Google ou quoi que ce soit. Mais il y a tellement de contenus sur le site, j’ai fait tellement de partenariats également, d’interviews pour la presse, d’échanges avec d’autres sites, qu’obligatoirement la visibilité s’est développée et les gens me trouvent aujourd’hui par Internet.

Et ce sont des gens qui me contactent qui ne m’ont jamais vu en personne. Mais ils voient sur le site tout ce qui est fait, tout ce qui est proposé et les témoignages de mes clients.

C’est toute cette combinaison-là de : on fait des partenariats, on est sur Internet, on est présent, on développe sa visibilité et on communique différemment avec les autres, qui amène des clients en permanence.

 

Kevin

D’accord. C’est tout ton marketing, tout est déjà mis en place. C’est fou.

Et donc juste une petite chose du coup parce que là tu as évoqué la mailing liste donc la liste de contacts sur laquelle vous récupérez vos différents contacts partenaires prospect etc, tu as dit qu’il y a une personne qui était restée plus de 3 ans dans ta mailing liste avant de passer à l’acte d’achat.

As-tu un conseil pour la mailing liste, pour l’entretenir ? Parce que comme elle vient de vous le montrer, des fois il y a des personnes inscrites aujourd’hui et qui n’achèteront pas avant 3 ou 4 ans. Mais entre aujourd’hui et 3 – 4 ans, il y a des choses à faire quand même. Qu’est-ce que tu fais toi régulièrement sur ta mailing liste ? De quelle manière tu communiques ? Et peut-être à quelle fréquence ?

Biba

J’ai même mieux comme histoire. J’ai une cliente qui a pris mon coaching au bout de 9 ans. Ça faisait 9 ans qu’elle était sur ma mailing liste. Et elle a été cliente quand j’ai commencé, au tout début, a coacher sur le marché francophone, cette fois-ci en français. Sa situation avait changé, elle voulait monter sa société.

  • Le fait d’avoir une mailing liste est de communiquer régulièrement, minimum une fois par mois. Ça dépend.

Sur ma société de consulting c’est une fois par mois parce qu’il n’y a pas besoin de mettre des choses systématiquement toutes les semaines.

Par contre sur le coaching et sur les services Internet, là c’est toutes les semaines.

Il faut savoir être régulier. Non seulement décider qu’on va la démarrer, mais si on décide de l’envoyer toutes les semaines c’est en permanence qu’il faut l’envoyer.

 

Kevin

Décider qu’on va la démarrer j’ai envie de dire que c’est presque une obligation. Si on part du principe qu’on ne va pas démarrer de mailing liste sur Internet, je pense qu’on part à côté d’une belle source de business potentiel.

Biba

Absolument. Mais il y a encore beaucoup de gens qui n’ont pas de mailing liste. Ça me surprend toujours qu’ils n’en n’aient pas, qu’ils n’aient pas de Newsletter. Même chez les américains.

J’ai des clients qui ont un business depuis plusieurs années qui me disent qu’ils n’ont pas de mailing liste, ni de Newsletter.

C’est le bouche à oreille. Mais à un moment donné ça ne suffit pas.

  • Il faut avoir une Newsletter.
  • Être régulier. Si on décide que c’est toutes les semaines, ce doit être permanent.
  • Mettre du contenu intéressant. C’est pas toujours Achetez mon produit parce que les gens ne seront pas intéressés et s’en iront.

 

Kevin

Surtout si on est sur un marché extrêmement éphémère où le fait de balance que des offres pendant des jours et des jours ça a tendance à un peu agacer.

Biba

Après il y a le principe du lancement. Ça c’est un peu nichant parce que c’est une promotion sur une période.

 

Kevin

C’est ponctuel.

 

Biba

Oui voilà ponctuel. Donc ça c’est un peu différent.

Mais en règle générale, toute l’année, c’est pas à chaque fois qu’on envoie un e-mail c’est pas achetez quelque chose.

  • Il faut savoir trouver la balance entre le contenu que l’on va mettre, contenu intéressant.

Moi je conseille toujours 80% d’informations en général intéressantes et de qualité. 20% de promotion.

 

Kevin

Justement j’allais te demander comment tu gères ta balance, parce qu’il y a beaucoup de personnes qui doivent se poser la question.

Quand est-ce qu’on trouve ce fameux point d’équilibre entre contenu gratuit et contenu payant.

Biba

La règle des 20/80 elle fonctionne bien. Ça fonctionne pour tout. Même sur les réseaux sociaux c’est pareil. 80% d’informations, 20% de promotions. Sinon on ennuie les gens et ils s’en vont.

  • Ce qui est important aussi c’est que quand on envoie soit la Newsletter soit un solo e-mail, c’est toujours de finir par un appel à l’action.

Parce que si on raconte plein de choses c’est bien, mais si on ne dit pas à la fin de son e-mail voilà où il faut aller, voilà ce qu’il faut faire, voilà où il faut cliquer, voilà votre prochaine étape… il ne faut pas supposer que parce qu’on envoie un e-mail aux gens ils vont faire automatiquement les choses.

Donc il faut un appel à l’action qui soit très précis.

 

Kevin

Écoutez bien Biba, c’est un excellent conseil ! Je préfère insister car des fois les gens ne s’en rendent pas compte, mais ce truc de l’appel à l’action ! Il y a beaucoup de mes clients, même des tiens je pense, qui ne le font pas dans leurs e-mails, et qui pourtant est une des règles de base du marketing. Il faut avoir des appels à l’action dans toutes vos actions marketing !

Biba

Et des fois, des gens sont surpris. Ils ne comprennent pas qu’après avoir envoyé tant d’e-mails, il n’y ait pas de réaction.

Si vous ne demandez rien aux gens, ils ne vont pas le faire tout seul.

Après si vous faites une Newsletter faut pas qu’il y ait trop d’appel à l’action parce que si vous leur en donnez 10 dans le même e-mail ils ne savent plus où aller donc ils font plus rien.

Donc dans un e-mail il faut

  • Être précis.
  • Être constant dans ce que l’on fait. Le marketing c’est être constant.

Le marketing c’est tous les jours. Donc quelles sont les actions que l’on va mettre en place.

 

Sa Newsletter c’est

  • Savoir trouver des nouvelles personnes en permanence pour faire évoluer sa mailing liste.

Pour ça on a les articles, les vidéos, les réseaux sociaux, les partenariats, les sommets et différentes choses comme ça.

Il faut toujours mettre du sang neuf dans sa liste car il y a toujours des gens qui se désinscrivent. Comme là ma cliente au bout de 9 ans qui devient cliente, comme il y en a qui vont rester 6 mois puis qui vont s’en aller.

Quand les gens se désinscrivent je dis toujours que c’est pas grave parce que soit c’est pas notre client idéal et qu’il n’aurait jamais rien acheté.

 

Kevin

C’est bien ce que tu dis là aussi parce qu’il y a beaucoup de personnes qui nous écoutent encore là ce soir qui doivent se dire « mince je perds des contacts, c’est chiant ! Je suis en train de perdre du business. »

Mais contrairement à ça, Biba continue ce que tu étais en train de dire, qui n’est pas si inintéressant que ça.

Biba

Voilà c’est pas grave. Et en plus l’avantage c’est qu’aujourd’hui il y a les réseaux sociaux. J’ai démarré c’était différent.

 On perdait les gens, on n’avait plus trop de communication avec eux. Maintenant ce n’est pas gênant parce que même si les gens se désinscrivent de notre liste ils continuent à nous voir sur les réseaux sociaux.

Donc ils continuent de voir ce que l’on met, ils continuent si on fait un webinaire, si on fait une promo spéciale. Et si un jour il y a un webinaire qui les intéresse et bien ils vont se réinscrire. Donc au moment où ils vont être intéressés.

C’est pas comme si on coupait toute la communication avec eux.

Après on a les gens qui ne veulent que du gratuit, qui vont s’inscrire qu’à des webinaires gratuits, qu’à des e-books gratuits, qu’à des séries vidéos gratuites, et qui se désinscrivent dès que c’est terminé.

 

Kevin

Donc au final c’est pas du client quoi.

Biba

C’est pas nos clients donc ce n’est pas gênant. C’est sûr qu’au début, quand les gens se désinscrivaient, même moi je me demandais pourquoi, est ce qu’ils n’aiment pas ce que je fais, ou ils ne m’aiment pas, pourquoi ils ne veulent pas rester sur ma liste ?!

 

Kevin

Ils n’aiment pas la Connection Queen ! Ben mince !

Biba

Bah non mais je ne comprenais pas pourquoi, elle est sympa la Connection Queen

 

Kevin

Non mais je plaisante, je connais ce petit ressentiment qu’on peut avoir quand ils se désinscrivent. On le prend tout de suite pour soi. Mais bon il ne faut vraiment pas le prendre pour soi.

La première des choses qu’il faut prendre c’est que vos produits ne les intéressent plus. Et s’ils ne les intéressent plus vous n’allez jamais leur vendre quoi que ce soit. Donc au pire c’est pas grave !

Vous avez une liste plus qualifiée quoi. C’est mieux.

Biba

Oui, absolument.

  • En tout cas ce qui est sûr c’est qu’il ne faut pas passer à côté de la Newsletter. Il faut en avoir une en permanence.
  • Et puis décider à quel rythme on m’envoie, et garder ce rythme-là.

Je ne dis pas nécessairement, pendant un temps je me disais il faut un jour spécifique.

Par exemple aux États-Unis, pendant 9 ans, j’ai envoyé ma Newsletter tous les vendredis matin entre 10h et midi.

 

Kevin

Et tu as fait ça pendant 9 années de suite. Donc si jamais vous partez du principe que c’est pas faisable, vous avez l’exemple. Biba vient de le faire, pendant 9 années de suite, chaque vendredi entre 10h et midi. Donc vous pouvez en faire autant !

Biba

Alors c’est vrai que maintenant j’ai moins cette rigueur du jour spécifique parce que j’ai fait des tests après. C’est une époque. On disait qu’il fallait l’envoyer le même jour à la même heure.

J’avais essayé aussi pendant le week-end voir si ça ne répondait pas plus le week-end, ou si ça répondait moins.

Et puis c’est comme tout. Toutes les choses évoluent. Le marketing évolue en permanence. Avec tout ce qui s’est passé sur Internet, tous les outils qu’on peut avoir aujourd’hui, maintenant c’est un petit peu différent.

Il est vrai qu’aujourd’hui je n’ai plus un jour particulier sur lequel je vais l’envoyer. Mais je reste sur un envoie d’e-mail par semaine. Parfois ça peut être 2 parce que je suis dans des périodes de promotion. Comme là en ce moment, je viens tout juste de démarrer un sommet sur le marché américain, donc j’avais fait au mois d’avril « succès de femmes ». Là je viens de démarrer en anglais « the women’s succes »

 

Kevin

Ah ok donc c’est le même sommet mais version anglaise c’est ça ?

Biba

Voilà. C’est la même chose. Mais ce n’est pas les mêmes experts mais c’est le même thème et le même principe.

 

Kevin

Ne vous inquiétez pas hein, je vous coupe deux secondes. Ne vous inquiétez pas. Si ça vous intéresse, vous aurez tous les liens dans le fameux podcast d’aujourd’hui avec la page, les différents liens pour retrouver Biba, pour retrouver son sommet et tout ça, ce sera directement en dessous de cet épisode, du podcast.

Biba

Voilà. Donc c’est vrai que quand on fait des opérations comme ça obligatoirement il y a plus d’e-mails, parce là j’ai une conférence par jour pendant 5 jours donc je vais envoyer plus d’e-mails.

Donc à part des périodes spécifiques où on a des promotions, si vous décidez que c’est toutes les semaines, c’est toutes les semaines.

Ce n’est pas selon le temps, une fois par semaine, puis une fois par mois, puis une fois par semaine, non.

  • Quand on part comme ça, les gens nous oublient très vite. Et puis il n’y a pas de régularité. Donc les gens vont aller continuer de suivre quelqu’un qui a de la régularité.

 

Kevin

D’accord. Toi sur 9 années, avec une mailing liste chaque vendredi. Pour toi ça te semble être un rythme assez intéressant au niveau de ce que tu peux apporter et recevoir en tant que retours avec des clients potentiels ?

 

Biba

Oui tout à fait.

 

Kevin

Ok.

Biba

Donc ça c’était sur le marché américain. Je ne l’ai jamais fait à une date précise sur le marché francophone parce qu’il faut adapter entre le marché francophone et anglophone.

 

Kevin

Même s’ils sont super similaires. On se tue à dire que les marchés francophones sont complètement différents. Mais moi j’ai l’impression qu’on est vachement proche mine de rien.

Tu as peut-être un lien de différenciation parce que moi j’essaie de trouver et je trouve jamais.

Biba

Déjà sur le marché anglophone il y a beaucoup plus de concurrence. Il faut être beaucoup plus présent parce que c’est encore plus compliqué de se différencier avec la concurrence.

Par exemple moi j’ai commencé à coacher sur le marché francophone il y a 3 ans parce que j’ai commencé à regarder vers 2011 ce qui se passait un peu en France avec les bloggin, les lancements orchestrés qui sont arrivés. D’un seul coup je me suis dit tiens qu’est-ce qu’il se passe.

Effectivement je ne pensais pas qu’en France les gens achèteraient des formations à 2 000 euros. Car avant on disait ne rien vouloir acheter. Les français étaient pauvres pour ne pas acheter de services. Donc ça, ça a fonctionné.

Par contre le marché francophone est petit comparé au marché anglophone. Moi j’ai eu la chance d’arriver au début. D’où ma visibilité. Je suis arrivée très très vite dans le marché francophone parce que j’avais nettement moins de concurrence.

Sur le marché anglophone c’est beaucoup plus dur. Pour moi qui suis là depuis des années c’est quand même beaucoup plus dur de se faire remarquer. Donc il faut toujours être beaucoup plus à la pointe de tout pour être le premier.

 

Kevin

Oui il faut être beaucoup plus réactif et vraiment être à la pointe de la technologie autant au niveau du marketing que de la technologie des outils pour peut-être suivre le changement mais vraiment au niveau de la différence du marketing tu crois qu’il y a une réelle différence ? Parce que moi je cherche depuis longtemps et j’ai l’impression que ce qui est enseigné aux États-Unis marchent super bien en France.

 

Biba

Il y a beaucoup de choses. Après ça marche en France si on est français et qu’on vend en français. Mais moi qui suis française et qui vend aux États-Unis, je me rends compte, et j’ai discuté avec d’autres collègues aussi qui sont de nationalités étrangères et qui vendent aux États-Unis.

On ne sait pas bien pourquoi. On n’arrive pas à l’expliquer. Mais il y a toujours quelque part une méfiance que l’américain va plutôt aller vers un autre américain.

 

Kevin

C’est la peur de « l’étranger » c’est assez logique en soi si on va par là.

Biba

Oui mais même si moi par exemple ils me connaissent depuis très très longtemps, j’ai encore des gens qui vont hésiter en se disant « je prends un coaching avec Biba ou un avec un américain ? ».

Quand je dis qu’il y a des différences c’est plus par rapport à ça. C’est plus le fait moi d’être française et d’enseigner à des américains.

On voit bien que les techniques américaines arrivent en France au fur et à mesure et elles fonctionnent toutes. D’abord les lancements à 2 000 euros.

 

Kevin

Il n’y a pas que les lancements à 2 000 euros, c’est tous les leviers qui sont utilisés. L’urgence, le côté de la restriction des passes, ce genre de choses. Les webinaires fonctionnent mais c’est hallucinant !

Moi j’en fais régulièrement et ça marche super bien. On n’arrête pas de dire que ça ne fonctionne pas ou que ça ne fonctionnera pas en France mais pourtant y’en a plein qui prouvent le contraire aujourd’hui !

Donc je ne sais plus trop à quoi m’en tenir moi là.

Biba

Après là où je faisais la différence à un moment donné mais c’est vrai que ça le devient de moins en moins, mais quand je faisais ma Newsletter pendant 9 ans aux américains et que j’ai commencé une Newsletter en français, je ne disais pas les mêmes choses. Car la mentalité n’est pas la même aussi.

Par exemple on parle beaucoup plus facilement d’argent aux États-Unis qu’en France. Même si ça vient de plus en plus dans le monde du webmarketing parce que c’est un peu un copié/collé des américains. Mais à une époque il ne fallait pas parler d’argent au français.

 

Kevin

J’ai l’impression qu’on avait quelques années de différence, on avait peut-être 10 ans à l’époque il y a 15 ou 20 ans. Les techniques marketings avaient du mal.

Mais aujourd’hui c’est en train de vraiment diminuer et qu’on est de plus en plus proche, ne serait-ce que, je ne sais pas forcément pour la tienne, ta génération, mais ne serait-ce que la mienne on a été complètement éduqué à l’américaine avec de la culture américaine. On a bouffé de l’américain. Donc il n’y a aucune raison que les techniques de vente à l’américaine ne fonctionnent pas sur nous quoi.

Biba

Tout à fait, tout à fait.

C’est vrai que ça évolue, et que ça évolue vite. Et le monde du télémarketing est un petit monde. Il y a de plus en plus de français qui sur les dernières années sont venus sur le marché anglophone se faire coacher. On prend Sébastien, Aurélien, enfin les premiers qui sont arrivés sur le marché francophone. Aujourd’hui ils se forment tous aux États-Unis. Donc obligatoirement ils dupliquent la même chose en France. Ensuite il y a des gens qui vont vendre leur programme à eux et vont re-dupliquer ce qu’ils ont appris. Donc c’est vrai que ça fait boule de neige. C’est pour ça que maintenant on voit moins de différences sur les techniques en elles-mêmes.

Il y a encore un petit décalage au niveau de la mentalité. Mais là où tu disais tout à l’heure on avait 10 ou 15 ans d’écart avant, maintenant je dirais qu’on a peut-être 5 ans d’écart.

 

Kevin

C’est déjà bien. Moi je me rends compte qu’il y a beaucoup de trucs aujourd’hui où on n’est pas si loin d’eux. Donc 4, 5 bonnes années, je pense qu’on n’est pas au-delà. Ça laisse quand même déjà une bonne longueur d’avance si vous êtes capable de comprendre l’anglais, d’aller piocher des informations ou de suivre des personnes comme Biba ou moi-même qui sommes en train d’évangéliser un peu les français à utiliser les techniques et toutes les stratégies, vous partez avec une sacrée avance.

Donc ne vous en privez pas ! Allez regarder ces techniques à l’américaine qui fonctionnent super bien en France et qui sont supers bons franchement. Moi je vois des trucs hallucinants !

Ne serait-ce que les webinaires. Je vais te poser une question.

Quelle est pour toi la technique de vente la plus lucrative, et surtout qui fonctionne le mieux pour vendre tes produits et services ?

Biba

C’est le webinaire.

 

Kevin

Ben oui. On en parle régulièrement. Et je vais te demander maintenant pourquoi ?

Biba

Je fais beaucoup de consultations individuelles mais c’est du un par un. Quand on fait un webinaire l’avantage est qu’on peut avoir 100, 200, 300, 500 personnes.

 

 

Kevin

J’essaie de prendre l’habitude pendant mes interviews parce que nous on parle avec un jargon un petit peu marketing. On a l’habitude de ce qu’est webinaire, freebies dont on parlait tout à l’heure.

  • Le webinaire est une conférence en ligne pendant laquelle vous allez apporter du contenu auprès d’une audience, auprès de centaines voire milliers de personnes, un peu ce que vient de dire Biba.

C’est un évènement en direct en fin de compte que vous organisez. C’est comme une conférence en physique, sauf que là c’est en live et donc vous jouissez de la puissance des centaines voire des millions de personnes potentiellement touchées par votre marché.

 

Biba

Bien sûr, c’est comme si on faisait un séminaire mais ça se passe au travers d’Internet. Donc les gens vous suivent via votre ordinateur. Donc là il n’y a pas de frontière non plus.

C’est pas comme quand vous faites un séminaire à Lille, vous le faites pendant 2h et il n’y a que les gens sur Lille qui vont venir.

Maintenant vous faites un webinaire, vous avez des gens francophones qui vont venir de tous les pays francophones possibles et imaginables.

 

Kevin

Quel est le pays le plus loufoque ou le plus lointain que tu as eu dans tes webinaires ?

Biba

J’ai eu pas mal l’Afrique

 

Kevin

Oui on en a régulièrement des africains chez nous.

Biba

J’ai eu l’Australie, et le Sri Lanka l’an dernier en webinaire j’avais quelqu’un du Sri Lanka.

 

Kevin

Alors moi j’ai eu Indonésie et une fois le Japon. Un français qui était au Japon et qui nous suivait au travers d’un webinaire.

Biba

La Chine aussi une fois.

 

Kevin

Ah la Chine. Ça c’est assez fou quand même.

Biba

C’est là que c’est assez extraordinaire de se dire qu’à travers son ordinateur on peut toucher tout le monde. Donc obligatoirement, si on peut toucher tout le monde et qu’il n’y a plus de frontière, on attire beaucoup plus de personnes donc on peut convertir beaucoup plus facilement en clients.

Et pour les gens qui hésitent encore à faire des webinaires, moi j’ai une peur de faire de la technique mes clients le savent. Je suis comme eux. J’ai tellement peur de la technique.

Pendant plus d’un an je voyais bien que plus ça allait plus ça se développait, et je me refusais de faire des Networkings simplement parce que je ne voulais pas savoir comment fonctionnait l’auto webinaire parce que je savais que je n’allais pas comprendre, ou n’importe quel autre système.

Et au bout d’un moment je me suis dit qu’il fallait que j’arrête d’être stupide quand même.

Donc j’ai pris quelqu’un pour me former justement sur « Gotowebinar ». Si j’ai quelqu’un qui m’explique parce que je n’ai pas la patience d’apprendre toute seule, j’ai payé quelqu’un, ça m’a coûté 800 dollars pour me former.

Et une fois formée je me suis dit que j’étais vraiment très stupide parce que quand je vois la formation et ce que j’ai appris… j’aurai passé 2h toute seule j’aurai peut-être pu comprendre.

Mais j’avais cette peur de me mettre dedans.

 

Kevin

Tu avais cette peur mais au final tu es quand même passée à l’action, tu l’as fait quoi.

Biba

Oui, par contre là où j’ai jamais regretté mes 800 dollars d’investissement c’est que le tout premier webinaire que j’ai fait, en plus j’avais de gros problèmes techniques entre le décalage horaire, 600 personnes inscrites. Je ne m’étais pas trompée mais y’avait eu un problème sur Gotowebinar.

Le webinaire était annoncé à 14h pour moi aux États-Unis, et donc 20h en France. Sauf que le système s’est lancé à 14h en France. Donc les 600 personnes ont reçus un e-mail disant que le webinaire démarre dans une heure. Après tout le monde a reçu un e-mail en disant vous avez raté le webinaire, et qu’il a fallu que je récupère les gens pour leur dire attention il y a un problème il faut vous réinscrire parce que c’est bien 20h ce soir.

Donc déjà c’était panique ! Mais ça n’empêche que dans ce premier webinaire j’ai fait 10 000 euros.

 

Kevin

J’allais te poser la question est-ce qu’au final cette erreur t’as coûté un bras !

 

 

Biba

Et je me suis dit que j’aurai dû apprendre mais bien plus tôt. Alors après je me suis dit que c’est peut-être le hasard qui fait que.

 

Kevin

Le fameux hasard, le coup de chance en webinaire !

Biba

J’ai refait un webinaire 15 jours plus tard, et 15 jours plus tard j’ai fait 22 500.

 

Kevin

Ben mince ! T’as 2 fois un coup de chance toi dis-dont ! T’es vachement chanceuse comme Connection Queen !

Biba

Je me suis dit qu’en fait j’allais peut-être continuer avec ces histoires de webinaires parce qu’effectivement ça fonctionne bien.

Donc pour toutes les personnes qui hésitent, y’a pleins d’outils aujourd’hui qui sont plus simples même qu’à l’époque où j’ai démarré.

N’ayez pas peur de vous y mettre, n’ayez pas peur de lancer, même si votre premier webinaire n’est pas parfait c’est pas grave ! Ce qu’il faut c’est démarrer avec ce que vous avez pour voir comment ça fonctionne, pour vous habituer. 

Et même si au pire y’a personne. Mes webinaires je les ai commencé il y a 3 ans mais avant je faisais ce qu’on appelait des téléclasses. Ça ne se fait pas en France. J’étais au téléphone. Et c’est pareil au tout début quand j’en faisais c’était un peu la panique ! Est-ce que ça va fonctionner ? Est-ce que les gens vont m’entendre ?

Il m’est arrivé plusieurs fois d’avoir une ou deux personnes en lignes, et même d’avoir personne en ligne. Mais c’est pas grave. On les enregistre. Les webinaires, les téléclasses, on les enregistre, et derrière on récupère l’enregistrement et on renvoie l’enregistrement à tout le monde.

 

Kevin

Au-delà de ça, dans le pire des cas, vous vous serez entrainé, vous aurez évolué dans votre maitrise du webinaire ou de la téléclasse donc à vrai dire il n’y a pas mort d’homme, vous n’avez pas perdu vos deux bras, vous pouvez vous améliorer et trouver d’autres personnes qui vont assister à vos conférences derrière.

Biba

C’est pour ça qu’il faut démarrer et faire des tests. Si ça ne marche pas c’est pas très grave, il peut y avoir des problèmes techniques.

Quand j’ai eu ce problème technique lors de mon premier webinaire, c’était la panique dans un sens. Mais dans l’autre j’avais une de mes coachs qui disait que quand on avait des problèmes techniques ça voulait dire que notre business passait à l’étape suivante.

Donc ok pas de problème, il peut y avoir un problème technique. Et là preuve c’est que j’ai fait 10 000 euros ce soir-là. J’avais jamais fait 10 000 euros en 2h !

 

Kevin

En 2 heures de temps non c’est sûr. C’est incroyable ce que peut vous dire Biba là. Bien sûr derrière vous avez un produit à donner à distribuer. Après si c’est un produit de conseils vous allez devoir passer vos X heures avec vos clients. Par contre si vous vendez des produits d’informations ou du dématérialisé, là vous avez réellement vendu 2h de produits ! Avec juste un e-mail à envoyer pour distribuez vos produits ! Donc c’est super super intéressant.

Au final tu es quand même assez satisfaite de ce passage à l’acte.

Biba

Absolument !

 

Kevin

Et donc tu recommandes chaudement j’imagine les webinaires !

Biba

Et d’ailleurs mes clients qui me disent qu’ils n’osent pas, je leur parle de mon erreur, et je leur dis regardez mon erreur a été quand même coûteuse car si j’avais commencé plus tôt j’aurai gagné plus d’argent plus tot.

Il faut se dire je m’y mets, quitte à prendre quelqu’un pour vous former, pour le faire, pour vous rassurer. Moi ça m’avait rassuré d’avoir quelqu’un à mes côtés. En plus il était resté à côté ce jour-là pour gérer la technique si jamais il y avait quelqu’un avec une question, je ne pouvais pas me concentrer sur mon texte et en plus regarder si les gens me disent j’ai pas de son j’ai pas de ceci j’ai pas de cela.

Du coup j’ai été rassuré. J’ai pu me concentrer sur ma présentation, et je n’ai jamais regretté effectivement.

 

Kevin

C’est un excellent conseil.

Franchement lancez-vous !

Moi j’ai presque la même histoire que toi à ce niveau-là même si je n’ai pas fait les mêmes chiffres d’affaires lors de mon premier webinaire. Je crois que le premier c’était 3900 euros quelque chose dans ce style-là.

J’ai fait un webinaire pendant une heure de temps, j’avais une dizaine de personnes présentes et j’ai fait un chiffre d’affaires d’un mois complet de l’époque ! C’était complètement fou pour moi.

Depuis des mois j’entendais parler de webinaires autour de moi. Tout le monde disait que c’était incroyable que ça marchait super bien, aux États-Unis principalement.  Puis de plus en plus de français les utilisaient, les mettaient en application et avaient des résultats.

Et j’arrêtais pas de me dire non c’est pas possible ce sont des conneries. On ne peut pas gagner autant. J’arrêtais pas de me trouver des excuses.

Jusqu’au jour où je suis passé à l’acte  et fait ces fameux 3800 et quelques euros de chiffre d’affaires. Alors bien sûr encore une fois j’avais le produit à distribuer derrière. Mais faire 3800 euros pour 1 heure de direct, franchement, la première fois, c’est hallucinant.

Et surtout, la deuxième fois où vous le refaites vous en faites encore plus. Et vous vous dites si j’avais commencé avant, qu’est-ce que ce serait ?!

Aujourd’hui demandez-vous : qu’est-ce qu’il va se passer si je ne commence pas maintenant ?

Il faut se bouger. Testez-le. Dans le pire des cas vous allez vous planter, vous allez avoir 2 ou 3 personnes qui ne vont pas être contents de votre webinaire. C’est la pire des choses qui peut se passer. Franchement.

La meilleure c’est de vous rendre compte que ça marche super bien, que ça cartonne, et que Biba vous a donné un super conseil !

Alors écoutes, c’était super. J’ai encore 2 ou 3 petites questions. Ça fait pas loin d’une heure qu’on est ensemble et on a pas mal de choses à voir mais je pense qu’on fera une deuxième petite interview d’ici quelques semaines.

J’aimerais bien que tu me parles d’un livre. Je crois que tu l’as sorti il n’y a pas si longtemps que ça. C’est un livre que tu as surnommé « Start your dream business today ». C’est un livre que tu as sorti récemment c’est ça ?

Peux-tu nous en parler un petit peu ? Nous dire ce qu’il y a dedans et où on peut le trouver ?

 

Biba

Oui. Alors la première édition je l’ai écrite en 2006 et j’ai fait la deuxième édition l’année dernière en septembre, et on peut le trouver sur Amazon.

Kevin

D’accord. Donc on mettra le lien également en dessous de cette interview.

 

Biba

Donc en fait c’est un livre que j’avais fait à l’époque en 2006 parce que c’était l’époque où je commençais à avoir et des clients français d’un côté pour la création de société, et des clients américains de l’autre côté sur le Networking.

Je m’étais aperçue que les français ne savaient pas ce que je faisais sur le marché américain et vice versa. Donc ce livre pour moi c’était un peu une façon de montrer que je ne faisais pas juste une chose, mais que je pouvais aider les gens à développer leur business.

Donc pour moi la première sortie en 2006 c’était plus une jolie carte de visite pour montrer plus d’informations. Mais j’ai mis beaucoup de choses dedans. Donc toutes les personnes qui souhaitent démarrer un business, bon il est qu’en anglais, il n’est pas traduit en français, mais y’avait vraiment tout ce dont on avait besoin pour démarrer son activité.

  • Quelles sont les erreurs à éviter au démarrage
  • Comment faire sa communication
  • Comment développer son marketing
  • Comment trouver des clients

L’anglais c’est pas ma première langue donc je ne vais pas écrire comme un romancier, mais même les gens qui parlent peu anglais mais le comprennent un petit peu me disent qu’il est facile à lire et que j’écris comme je parle.

Ce qui fait qu’il n’y a pas besoin de faire beaucoup de recherches et il est facile à comprendre.

Et j’ai plusieurs américains, et on me l’a redit encore il y a 8 jours, on a l’impression que tu étais à côté de moi et que tu étais en train de me parler.

Ce sont en fait des conseils très simples sur la façon de démarrer son activité et être sûr qu’on démarre de façon positive et qu’on va trouver des clients en évitant toutes les erreurs que font les gens, comme se dire Tiens je vais démarrer quelque chose et on verra bien ce qu’il se passe,  même si quelque part je l’ai fait comme ça il y a quelques années. Mais j’avais une autre motivation ! Et elle était de venir m’installer aux États-Unis, et la preuve est que j’ai bien fait et je n’ai jamais regretté d’être passée d’un job à un business du jour au lendemain. Sinon je serais jamais là où je suis aujourd’hui et dans le cadre de rêve dans lequel je vis aujourd’hui.

Quand on démarre un business, quelles sont les bonnes questions à se poser. Se dire je vais faire ça parce qu’un tel fait ça ou parce qu’un tel gagne de l’argent avec ça, je vais faire la même chose.

Mais en fonction de sa personnalité, de ses connaissances, quelles sont les bonnes questions à se poser. Et on a vraiment toutes les bases dont on a besoin.

Le livre n’est pas en français, mais en revanche en français j’ai ma formation qui s’appelle mon premier business attraction qui est un peu le même style, sauf que là c’est pas un livre mais une formation en 9 modules, qui pareil reprend les 9 étapes indispensables qu’on a besoin quand on démarre une activité. Pour être sûr qu’on démarre vraiment par l’étape numéro 1.

Il y a beaucoup de gens qui démarrent comme ça par un log parce qu’on m’a dit de commencer comme ça, et que derrière je ne comprends pas il ne se passe rien. Là on a vraiment toutes les étapes.

J’ai beaucoup de gens qui ont suivi cette formation-là et qui avaient démarré leur activité 2 ou 3 ans avant et il ne se passait rien, et justement qui avaient zappé les premières étapes. Et en remettant en place ces étapes-là ils se sont aperçus en 2 ou 3 mois qu’il y avait déjà des résultats.

Que ce soit la visibilité, ou le fait que les gens viennent demander leur cadeau gratuit par exemple pour débloquer leur mailing liste, ou le fait de vouloir vendre des produits sur Internet, c’est pareil.

Je donne vraiment toutes les étapes indispensables pour être sûr que ça fonctionne.

 

 

Kevin

Donc tu en parles dans cette fameuse formation.

Alors franchement super. On a une super interview. Je pense qu’on en refera comme je t’ai dit, une prochaine, puisque là on a déjà fait une bonne heure d’interview.

Est-ce que je peux te poser une dernière question ?

Biba

Vas-y !

 

Kevin

Ça va être assez rapide. J’aimerai que tu me dises et que tu dises à ceux qui hésiteraient encore à se lancer, ce que tu ferais à leur place.

Qu’est-ce que tu dirais à une personne qui hésite à se lancer aujourd’hui ? Peut-être au niveau des techniques de vente, de webinaires. Est-ce que ton histoire a été importante, est-ce que tu referais ce que tu as fait aujourd’hui ?

 

Biba

Oui ! Non seulement je referais ce que j’ai déjà fait, mais là où je corrigerais mes erreurs c’est qu’au lieu d’essayer de tout faire toute seule et de réinventer la roue comme tout le monde le fait, c’est que je prendrais les coachs beaucoup plus rapidement.

Maintenant ça fait des années aux États-Unis que j’ai des coachs. Quand j’ai démarré en France le coaching on en parlait pas donc je ne risquais pas de prendre de coachs. Mais quand je suis arrivée aux États-Unis, tout le monde voulait me coacher. Je ne comprenais pas pourquoi, ce qu’était que leurs histoires de coachs là.

J’ai mis un peu de temps à comprendre parce que pareil, les américains ne fonctionnent pas toujours comme nous.

Mais quand je voyais les autres qui évoluaient et que moi je ramais toute seule dans mon coin, j’ai commencé à comprendre. Je ne me sens pas plus stupide qu’eux. Les services que je propose ne sont pas plus bêtes non plus ou moins intéressants, donc qu’est-ce qui fait la différence.

En interviewant des personnes que je connaissais et qui avançaient beaucoup plus vite que moi, je me suis aperçue qu’ils avaient tous des coachs.

La première erreur est d’essayer de tout faire tout seul ou gratuitement.

Alors on peut trouver des informations gratuitement bien sûr. Mais entre trouver l’information et savoir la mettre en pratique c’est complètement différent. Donc soit on prend des formations, soit des coachs et on apprend des autres qui sont passés par là où on est passé.

Et puis c’est vraiment de choisir quelque chose qui nous plaise. Des fois on a un job qui nous plait pas nécessairement. Donc si on démarre quelque chose c’est quelque chose qui nous plait.

 

Kevin

Ou en tout cas qui vous permettent d’atteindre vos buts puisque toi c’est pas forcément ce que tu as fait au début.

Biba

C’est ce que j’allais dire. Soit quelque chose qui vous plaise parce que justement vous voulez vous faire plaisir, ou parce que vous savez que ça va vous amener là où vous avez envie d’aller.

Moi j’ai fait ça quelques années mais derrière ma motivation était tellement grande que je lâcherais pas pour arriver jusque-là.

Donc entre 1998 et le jour où je me suis installée aux États-Unis je suis passée par des tas de choses. J’étais prête à faire tout ce qu’il y avait à faire pour pouvoir réussir et venir m’installer. J’ai même habité dans le Bronx pendant un an où j’ai partagé un appartement avec 3 autres personnes que je ne connaissais pas. J’avais toujours habité seule depuis mes 18 ans donc je ne savais pas ce que c’était que de partager un appartement. Mais si c’était ça qu’il fallait et que ça me coûtait que 500 dollars et que j’avais pas suffisamment d’argent pour prendre un autre appartement, j’étais prête à tout pour réaliser mon rêve.

Donc est-ce que vous avez un rêve qui est autre, comme par exemple avoir un business et partir en vacances quand vous voulez, pouvoir gérez votre business de là où vous voulez.

Et surtout n’attendez pas la perfection pour faire les choses. Je vois des gens qui, au bout de 3 ou 6 mois disent Oh mais mon site n’est pas encore prêt parce que j’ai pas ça ou ça, mon e-book n’est pas encore prêt. J’ai un client ça faisait 6 mois que j’entendais parler d’un e-book. Mais attendez il arrive quand votre e-book parce qu’à un moment donné on ne met pas 6 mois à préparer un e-book !

Comme il dit il s’est pris un coup de pieds dans les fesses pendant une session de coaching. Mais 3 jours plus tard il avait son e-book.

Comme je lui ai dit, ça ne sert à rien d’être trop parfait. Démarrez avec ce que vous avez.

Alors je ne dis pas qu’il faut démarrer avec des choses pas finies, mais arrêtez de vouloir la perfection en permanence. Démarrez avec ce que vous avez.

Il sera toujours temps avec un deuxième e-book qui sera peut-être mieux dans 2 mois, pour l’améliorer, mais démarrez avec ce que vous avez pour apprendre, pour commencer à vous faire connaitre, pour développer votre visibilité, et au fur et à mesure bien sûr vous améliorez les choses.

Mais arrêtez d’attendre. Démarrez avec ce que vous avez !

 

Kevin

Surtout que vos clients vont vous permettre, comme ils l’ont fait avec Biba, d’améliorer ses produits, d’améliorer ses services, et de satisfaire à 100% leurs besoins.

Donc sachez les écouter, sachez évoluer, sachez rester vraiment récurant, comme vous l’a expliqué Biba pendant cette interview.

Franchement lancez-vous, n’attendez plus.

C’était un peu ça pour résumer je pense.

Biba

Donc le conseil c’est faut y aller. Si on a envie faut se lancer. Parce qu’attendre 3, 6 mois ou un an il ne va rien se passer de plus.

Donc allez-y maintenant avec ce que vous avez et vous améliorez au fur et à mesure.

Très important aussi, de déléguer. Aujourd’hui il y a vraiment des moyens très simples pour déléguer à des coûts très bas à 10 dollars ou 10 euros de l’heure. Et des outils. N’hésitez pas à déléguez pour faire les choses.

N’allez pas payer une formation pour apprendre à faire votre site Internet, faites le faire !

C’est une chose importante que j’apprends aussi à mes clients. Savoir tout de suite déléguer dès le démarrage. Et ça accélère leur business.

 

Kevin

C’est pas évident à faire au départ mais Dieu sait que c’est utile une fois qu’on commence vraiment à déléguer. On se dit qu’on a enfin un vrai business.

Et bien écoutes Biba je te remercie vraiment encore une fois d’avoir accepté cette interview. Merci pour tous les conseils que tu as pu apporter. Je dis merci aussi de la part des auditeurs puisque je pense qu’ils vont être vraiment satisfaits de ce fameux podcast, de cette interview.

Dans tous les cas on a vu ensemble pas mal de choses avec Biba. Vous avez tous les liens de ce qu’on a évoqué, des ressources, des outils, son livre, sa formation qui vont apparaitre juste en dessous de cet épisode.

Si jamais vous êtes sur Facebook, sur YouTube, sur ITunes, connectez-vous sur superherosbusiness.fr pour voir l’épisode avec Biba pour récupérer ces fameux liens.

Vous pouvez aussi bien sûr vous inscrire sur la page d’inscription, de capture, pour récupérer tous ces fameux épisodes directement dans votre boite mails ou encore sur ITunes sur votre podcast sur votre smartphone, IPhone etc.

Biba je te remercie sincèrement une dernière fois, je te laisse dire au revoir à tout le monde et en tout cas je vous dis à plus à tout le monde !

 

Biba

Merci beaucoup à toi, merci à tout le monde de nous avoir écoutés et bon vent à ta nouvelle venger et ton nouveau podcast !

 

Kevin

Et bien merci Biba !

Biba

Merci !

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